PRISE DE LA BASTILLE. L.A. et L.A.S. “Frechot”,…

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PRISE DE LA BASTILLE. L.A. et L.A.S. “Frechot”,…

PRISE DE LA BASTILLE.
L.A. et L.A.S. “Frechot”, Paris 17 et 19 juillet 1789, à son cousin Legros, notaire royal à Branches [Yonne]; 3 pages in-4 chaque avec adresse (cachet de cire rouge à la 2e; petites déchirures par bris de cachet et réparations); sous cadre.
Extraordinaire récit de la prise de la Bastille et des événements des premières heures de la Révolution à Paris, par un témoin oculaire.
17 juillet. Il va donner “un petit precis de la conduitte des Parisiens, qui est en même temps effrayant, surprenante [...] Dimanche soir [12 juillet] et la nuit au lundy quelques coups de feu à la Place Louis quinze [actuelle place de la Concorde] et sur les Boulevard du Nor de la part des Dragons, et du regiment Royal-Allemand commandé par le prince Lambes [Lambesc] - qui a eut l'audasse d'entrer à la tête de sa cavalerie jusque sur les terrasses dans les Thuilleries, pour reposé la populasse. ensuitte a prix sa route par les Boulevards, et en passant devant le depos des garde français qui ont fait une décharge sur sa troupe et en a laissé trois sur la place”... Lundi matin [13 juillet] on s'est assemblé dans les districts “au son du tocsin [...] Sur le champs on a délibéré de se mettre sous les armes, [...] en moins de deux heures tout Paris a eu la cocarde verte au chapeau [...] les deux tiers des Gardes-françaises se sont déclarés pour nous avec armes et munissions, ce qui a ranimé le courage dans le coeur des Parisiens [...] Le mardy matin [14 juillet] en a fait des tentatives pour desarmer les Invalides, ce qui a réheusi, en a entrainé les canons par des cheveaux par des hommes, en s'est emparé de plus de 60000 fusil [...] plusieurs nobles on voulu déserté Paris, mais il n'étoit plus temps, en arété leurs voitures, leurs chariaux [...] en a arrété tout les courier [...] Pour mieux nous attrapé, le gouverneur de la Bastille nous a montré pavillion blanc, a fait besser le pont, il est entré beaucoup de monde, il a fait relever le pont, il a eu la témérité d'en faire périr en ne sçai combien, à midy. En a conçu le projet de l'attaquer dans sa forteresse. L'attaque a été sy vigoureuse qu'en 4 heures de temps en est parvenu jusqu'à lui, en l'a ramené à l'Hôtel de ville avec son aide-major, peut de temp après en place de Grève, avec le provôt des marchands et un autre, qui ont eu le même sor, peut de temps après. On a vu leur tête au bout des piques promenée dans la place et aillieurs”...
19 juillet. Le Roi “est venu à l'hotel de ville ce qui a rachevé de mettre le calme et la tranquillité [...] ce qui a satisfait le peuple, c'est de le voir arriver sans avoir de garde du corps [...] en dessendant de l'hôtel de ville, la cocarde du Tiers Etat à son chappeau a inspiré les cris de vive le Roi [...] Ses messieurs ont dit au peuple de crier Vive la Nation et le rappel de Monsieur Necker. Les Deputés ont ausy dit au peuple les quatre nouveaux ministres sont renvoyé, et plus de Polignac, plus de Polignac, ce qui a fait beaucoup de plaisir au Parisiens. [...] Les seigneur se sauve de Paris comme il peuvent. [...] La milice Bourgoise a fait beaucoup dicipé les celéra [...] on a trouvé les moyens de ravitailler la ville [...] la ville de Rouen s'et soulevée contre les accaparateur”...
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