Henri, Prince de PRUSSE (1726-1802) fils de Frédéric-Guillaume Ier et frère de Frédéric II le Grand, il fut l'un des plus grands généraux de son temps

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Henri, Prince de PRUSSE (1726-1802) fils de Frédéric-Guillaume Ier et frère de Frédéric II le Grand, il fut l'un des plus grands généraux de son temps


L.A.S. “Henri”, Rheinsberg 8 septembre 1795, [à Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL]; 3 pages et quart in-4 (petites fentes aux plis, un bord un peu effrangé); sous cadre.
Belle lettre sur Louis XVI et sur La Fayette, après la publication du Mémoire de Lally-Tolendal au roi de Prusse, pour réclamer la liberté de La Fayette, suivi d'une lettre de Lally-Tolendal à Louis XVI.
“Celui qui emploia sa jeunesse à rehabiliter la mémoire de son père, qui joint les graces de l'esprit au tallent de l'orrateur, ne pouvait qu'interesser, [...] à cette epoque heureuse ou je vous vis à Paris personne pouvoit jamais croire que votre plume etoit reservé à la defense de l'infortuné Louis XVI, de ce Roi lequel, si on avoit expulsé tout les Roi de la tere, était le seul qui meritoit une Couronne.
Tout ce qu'il a voulu faire pour le bonheur de ces peuple depuis le moment qu'il est monté sur le throne, a été déjoué d'abord par ces entour, ensuite par des factieux, ces amis lui reprochent de la foiblesse, ces ennemis de la tirannie et du despotisme; les accusations de ces ennemi sont atroce et ne meritent plus aucune attention, mais etoit-il faible, oui il l'etoit pour ceux qui l'entouroit, pour ces sujet, il n'a pris aucune mesure rigoureuse, il ne voyoit en lui que l'homme, et son coeur respectoit le sang humain qui auroit couler pour lui, mais s'agissoit il de sa personne, d'un danger à lui personnel, il se montroit avec calme et courage, sa mort prouve infiniment combien il etoit au dessus des terreurs et des angoise qui accompagnent souvent la mort; ce carractere, peut etre unique, qui montre un sentiment, dont je ne puis me rapeller aucun exemple, rend la mémoire de Louis XVI chere a mon coeur. Mon esprit en est souvent occupé”, et il loue l'excellent plaidoyer de celui qui, après avoir servi les mânes de son père, après avoir plaidé pour “sauver du glaive le mellieur des Roi”, écrit en faveur de LA FAYETTE. Si le prince avait le moindre pouvoir, et si sa voix n'était étouffée depuis des années, “jamais Mr de La Fayette n'auroit eprouvé pas mesme le moindre des maux qui lui sont arrives en Prusse. J'avoue que dans ce bouleversement ou se trouve ces tems l'Europe, dans ce cahos de vollontes dont l'accord ne pourra jamais etre parfait, dans ce combat de l'ambition, de l'orgueuil, et de l'interet, je me trouve heureux de n'avoir aucune part”... Il n'en était pas ainsi il y a deux ans, quand l'esprit pouvait former des espérances et combiner des projets, croire en l'heureuse issue d'un plan bien formé, mais depuis, les ambitions, l'égoïsme et la vengeance se sont montrés en sens contraire. “J'ai prevu tout les malheurs de Louis XVI, et je prevois des maux à l'infini qui desoleront encore longtems le monde, votre pauvre ami victime du Conseil de Coblentz, devroit si l'equité a encore quelque droit, se retrouver en liberté”. Il donne au porteur de la lettre quelques conseils, sans en garantir le succès, et sollicite de Lally un récit de sa captivité enrichi «de toute les anecdote qui vous sont connu et qui ont un raport direct avec le malheureux Louis XVI”...
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