Paire de pistolets d'officier général d'après…

Lot 221
20 000 - 25 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 19 000 €

Paire de pistolets d'officier général d'après…

Paire de pistolets d'officier général d'après le règlement du 1er vendémiaire an XII, par Le Page, arquebusier de Sa Majesté l'Empereur Napoléon 1er.
Canons octogonaux, bleuis, patinés, légèrement tromblonnés, rayés cheveux, calibre 17 mm; tonnerres et bouches ornés d'un filet doré et d'un ovale en or autour des lumières; pans supérieurs gravés: “Le page Arqer de S. Mté n° 197”.
Platines brunies à corps plats et chiens à col de cygne, signées: “Le page à paris”; les mâchoires de chiens sont numéro­tées: “197”; les platines sont poinçonnées à l'intérieur: “N° 1136” et “A 1809”; marquages identiques sous les canons et seulement le numéro: “1136” dans les bois et sous les calottes en argent. (Un chien réparé au col de cygne).
Garnitures en fer découpées, brunies; calottes octogonales en argent, poinçonnées, ornées d'une tête de Méduse.
Crosses en noyer à fûts longs, poignées finement quadrillées. (Fêle à l'extrémité de l'un des fûts, au niveau de la cla­vette).
Baguettes en bois à embouts de corne terminés par une pastille en fer, équipées à l'arrière d'une pièce en laiton filetée, pour la fixation des accessoires de nettoyage.
Longueur 36 cm.
Époque Premier-Empire. Bon état.
L'Empereur Napoléon 1er utilisait ce modèle pour son usage personnel. Il en commanda, entre autres, quatre paires, le 2 janvier 1812.
POINÇONS: coq premier titre de Paris, 1798/1809; moyenne garantie de Paris, 1809/1819; association des orfèvres, tête de femme, à partir de 1797; orfèvre Jean Le Page: “J. L”, un faisceau de licteur au milieu surmonté d'une couronne impériale.
LE PAGE Jean, arquebusier et fourbisseur à Paris, de 1779 à 1822, né en 1746 † en 1834. Il fut l'arquebusier de Louis XVI, du Premier Consul, puis de l'Empereur et de Louis XVIII. Il créa le système à fulminate par brevet du 28 avril 1810. Contrairement à son confrère et concurrent Nicolas-Noël Boutet, il garda les faveurs du nouveau régime sous la Restauration. Il était établi 950, rue de la Loi, en 1798, puis plus tard au 494 de la même rue qui deviendra rue de Richelieu et son atelier prendra le numéro 13 qui deviendra plus tard le numéro 8. Son fils Henri, Jean, André, Prospère lui succède en 1822 et se retire en 1842, né en 1792 † en 1854.
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