Jean-Baptiste Annibal AUBERT-DUBAYET (1757-1797)

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Jean-Baptiste Annibal AUBERT-DUBAYET (1757-1797)

Général de la Révolution, député à la Législative, il fut ministre de la Guerre
2 L.A.S., Strasbourg et Toulon 1795-1796; 1 page in-fol., et 3 pages et demie in-fol. à en-tête J.B. Annibal Aubert du Bayet, Ambassadeur de la République Française près la Porte Ottomane, petite vignette républicaine (déchir. réparée au papier gommé); portrait joint.
Strasbourg 23 nivose III (12 janvier 1795), au citoyen MERLIN, représentant du Peuple près l'Armée du Rhin. «As-tu pu croire brave Merlin que je jouirois d'un honteux repos dans mes foyers, tandis que guidant nos freres d'armes contre Mayence, que tu sus si bien defendre, tu vas mourir sur la brêche ou l'emporter ? Non sans doute. La voix de KLEBER a reveillé mon courage; je viens servir sous ses ordres comme volontaire: je t'en demande l'agrement heureux, cent fois heureux si mourant pour la patrie, je termine d'une manière utile pour elle une existence trop longtems abreuvée de fiel et d'amertume»...
Toulon 24 messidor IV (12 juillet 1796), à «sa bonne petite femme». Après avoir été retenu à Toulon sous divers prétextes pendant deux mois et demie, «je pars enfin par la voie de terre en vertu d'un arrêté du Directoire qui me prescrit de passer par Venise et de traverser les contrées sauvages de l'Albanie et de la Macedoine. Je laisse ici tous mes gens avec Castera, qui veillera sur tous mes interêts; et si enfin les fregattes ne venoient point a Constantinople, il est chargé de noliser un batiment neutre pour y faire transporter tous mes effets et mes hommes de confiance. J'emmene avec moi St Cyr, Menant, Caulaincourt, Joseph et Louis. Dans quel embarras me jette la profonde inertie de la marine; au lieu de faire un voyage par mer ou jaurois eu tout mon monde, en courant il est vrai, quelques risques, je me vois forcé de faire plus de cinq cens lieues dont près de quatre cens a cheval»... Il est triste de quitter sa chère petite femme et sa fille; qu'elle songe souvent à son désir de la faire venir à Constantinople; vraisemblablement la paix générale qui s'approche lui en fournira l'occasion. «Noublie donc jamais, chere petite Amande que je n'aime que toi et la patrie. [...] Je suis fier de ta bonne conduite. Tes mœurs, tes sentimens dhonneur te distinguent des femmes de notre siecle. Sois toujours cette vertueuse epouse dont je mhonore plus que de toutes les dignités dont jai été revetu. Eleve bien republicainement notre fille»... Etc
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