Dominique-Joseph GARAT (1749-1833)

Lot 13
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Dominique-Joseph GARAT (1749-1833)

Avocat, député et ministre
2 L. A. S. et 1 L. S. «Garat», 1818-1824, au Prince de TALLEYRAND. 7 pp. in-4° (sous chemise autographe d'Adolphe de Bacourt).
CORRESPONDANCE À SON ANCIEN COLLÈGUE DE L'INSTITUT ET DE LA CHAMBRE, à propos de la suppression de sa pension, du projet de loi sur la presse et l'agression dont lui-même fut victime, avenue de l'Observatoire. Urdains près Bayonne 12 février 1818.
Il pense que le Prince aura dit son nom au duc de WELLINGTON qui, «informé par pièces trop probantes a trouvé mes réclamations très fondées et très modérées»; mais un commissaire de S. M. britannique, Kennedy, chargé de son affaire, est embarrassé par des promesses personnelles. «C'est l'unique cause, je le pense, d'un retard qui rendra, si elle se prolonge, la justice trop tardive pour réparer le moindre de mes désastres»... Il a lu le plaidoyer du comte LANJUINAIS en faveur de trois anciens collègues dépouillés de leurs pensions, «mais peut-être falloit-il la trompette du jugement dernier pour ressusciter des morts; et les trois proscrits pour lesquels il parle sont pis que des morts; nous sommes enterrés tout vivans, et ceux qui s'en sont mêlés ont encore la pèle et la terre à la main»... Cependant GRÉGOIRE, MONGE et Garat ne doutent pas d'être jugés par la Chambre des Pairs... 8 mars 1822. «La Chambre des Pairs, mon Prince, s'est beaucoup honorée; et dans cette moisson de gloire, dont la part est tres grande pour tous ceux qui ont voté comme vous, vous avez eu le talent et le bonheur de vous en faire une à part par votre opinion. C'est un mélange exquis de faits qui vous sont personnels et qui ont une haute importance politique et historique; de citations de paroles roiales que nul ne pouvoit connoître comme vous et qui respirent le génie d'une Constitution libérale. Le je vote avec Mr de Malesherbes, est un mot charmant [...]. Comme ces héros d'Homere, vous avez porté la parole l'olivier de la paix à la main»... 18 octobre 1824. «Il a tenu à bien peu de chose que cette aventure n'ait été pour moi l'aventure la plus commune à tous les hommes, la mort. Et en dictant ces mots j'ai presque envie de me dire à moi-même ce que dit un jour César à un de ses vétérans: Comment! tu ne peux plus te battre et tu te crois encore en vie»... Il raconte son agression par quatre hommes, et confie ce que le prince doit déjà savoir, ou deviner: «quel est mon assassin; c'est Gémond».
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