Norman BLUHM (1921 - 1999)
Américain

Lot 23
80 - 100 €
Résultats sans frais
Résultat: 320 €

Norman BLUHM (1921 - 1999)
Américain

Triptyque: Private eye, Somewhere....
Sérigraphies en couleurs sur vélin fort, signées en bas du 1er feuillet, trous de pointe dans les angles, infimes pliures, légères taches dans les bords. Chaque feuillet: 101,5 x 64 cm
Né le 28 mars 1921 à Chicago, Norman Bluhm étudie avec Mies van der Rohe à l'Armour Institute of Technology. Après avoir servi durant la Seconde Guerre mondiale dans l'USAAF comme pilote de bombardier, il décide d'abandonner ses études d'architecture et part pour Florence à l'Académia de Belle Arte puis à l'École des Beaux-Arts de Paris. De 1948 à 1956, il vit à Paris où il rencontre notamment Joan Mitchell, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle, Zao Wou-ki. Comme ses amis il abandonne l'esthétique de l'École de Paris pour se consacrer au all-over sous l'influence de De Kooning et Pollock. À Paris, il rencontre Antonin Artaud et Giacometti et se lie d'amitié avec Georges Duthuit et sa femme Marguerite, fille d'Henri Matisse qui lui achète ses premières oeuvres. Il fait aussi une brève apparition dans Orphée, le film de Jean Cocteau. Marié avec Claude Souvrain jusqu'en 1956, il retourne définitivement aux États-Unis après leur séparation et épouse Carolyn Ogle en 1961. À New-York où il réside jusqu'en 1969, il se lie avec les artistes familiers du Cedar Bar comme Michael Goldberg ou Alfred Leslie. Il fait aussi la connaissance du poète Frank O'Hara avec lequel il réalise dès la fin des années 1950 une série de poèmes peints.
L'oeuvre de Bluhm a été acclamée par la critique et ses oeuvres figurent dans les collections de plusieurs grands musées comme le Smithsonian American Art Museum. Son oeuvre a évolué tout au long de sa carrière, tout en conservant certains éléments qui sont sa «signature picturale».
Les premières oeuvres personnelles de Bluhm, lorsqu'il se consacre au all-over, sont des paysages abstraits peints dans un esprit proche de Sam Francis. Contrairement à ce dernier, Bluhm incorpore une ligne d'horizon qui explicite la référence au paysage. Vers la fin des années 1950, il produit une série d'oeuvres ambitieuses construites à partir d'arcs de cercle, de formes en crochet caractéristiques et de rideaux de minuscules éclaboussures. À la fin des années 1960, sa fougue gestuelle s'assagit quelque peu pour laisser plus de place à son tempérament de coloriste. Puis, les formes colorées et entrelacées se remplissent tandis que les bords de la toile ont tendance à s'évider alors que la composition s'organise autour d'une symétrie axiale de plus en plus affirmée. Finalement, dans les années 1980, ces expérimentations débouchent sur des triptyques et des polyptyques où prolifèrent des treillis de formes de plus en plus complexes évoquant souvent un monde d'entrailles et de viscères où le pulsionnel est indiscernable du spirituel.
L'oeuvre de Bluhm, bien qu'elle soit reconnue et louée par la critique, n'a jamais bénéficié d'une attention comparable à certains de ses contemporains comme Joan Mitchell, Riopelle ou Sam Francis. Cela est dû en partie aux réticences de Bluhm à se soumettre suffisamment aux exigences commerciales du monde de l'art.
Sources: Internet: Wikipédia
La galerie Stadler a organisé des expositions particulières de Norman Bluhm en 1968, 1970, 1972, 1982, 1988 et des expositions de groupe en 1983 et 1985/1986, 1988, 1990
Nous remercions Carolyn et Nina Bluhm qui ont aimablement confirmé l'authenticité de ces oeuvres.
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